Sangde __ : insulte dans le monde de Harry Potter : Bourbe; Le père, c’était Lucien, le fils, c’était Sacha : Guitry; Presque bouillir : Fremir; Pierre fine en général rouge : Grenat; Célèbre ville universitaire britannique : Oxford; Etablissement où l’on fait des bains de vapeur : Hammam; Nom argot de Paris : Paname ; Celui qui s’occupe et soigne les éléphants : Cornac; De DELANNOYJEAN (1908-2008). Écrit par André-Charles COHEN • 1 234 mots Il réalisera encore Marie-Antoinette reine de France (1956), avec Michèle Morgan – une superproduction en Technicolor qui doit plus à la justesse de la distribution qu'à une vision personnelle de l'Histoire. À l'instar de Sacha Guitry, mais sans sa fantaisie, Delannoy donne un autre tableau d'histoire avec Vousserez heureux de savoir que votre recherche de conseils pour le jeu CodyCross se termine directement sur cette page. Sur cette page, nous sommes postés pour vous CodyCross Cirque Groupe 85 Grille Le père, c'était Lucien, le fils, c'était Sacha réponses, astuces, soluces et solutions. En utilisant notre site Web, vous pourrez rapidement résoudre et compléter le jeu Deburau c'est d'abord un papier de famille, une lettre ouverte d'un fils à son père. Le fils, Sacha, était fâché avec le père, Lucien. Ils ne s'étaient pas vus depuis des mois. Et comme 10 Louison. Dans les années 1950, Louison était un prénom rare et exclusivement masculin, et puis au fil du temps, de plus en plus de petites Le07/09/2022. Séance cinéma, 3 films: 16h Les minions 2 il était une fois 18h La nuit du 12 20h45 Irréductible manifestations culturelles autour de Châteaumeillant événements dans le département Cher FESTIVAL DU CINÉMA AMÉRICAIN. Cinéma DEAUVILLE 14800 Le 06/09/2022 à 19:00. Plus de 60 films sont présentés au public sur 3 sites de projection à Deauville. Le AlphonseAllais, né le 20 octobre 1854 à Honfleur [2] et mort le 28 octobre 1905 à Paris, est un journaliste, écrivain et humoriste français.. Célèbre à la Belle Époque, reconnu pour sa plume acerbe et son humour absurde, il est notamment renommé pour ses calembours et ses vers holorimes.Il est parfois considéré comme l'un des plus grands conteurs de langue française [3]. 1985– entretien parue dans Cinématographe. Arletty. – Interview d’Arletty parue dans le numéro 108 de la revue Cinématographe en mars 1985 –. je suis simple, tellement simple. je suis comme je suis. je suis faite comme ça. Quand j’ai envie de rire. Marcus: idem et mon fils est an de la pat patrouille Jules j aime bcp mais déjà pris dans l entourage Louis j adore mais déjà pris aussi Sacha j aime assez Thomas j aime assez Victor j aime bcp mais pas le papa Oscar mais je ne sais pas si j oserai. j aime aussi Anatole, Lucien, Octave, Hector, Antonin, Émilien, Thomas, Tom, Noé. 162Likes, 8 Comments - malo (@malaurymlg) on Instagram: “C'était écrit ️ Tu vas être le père de mon fils et j'en suis tellement fière. Je t'aime du plus” pkfNRc. Il a dessiné des publicités pour la mode, des tableaux, des couvertures pour plus de cent livres. Grand collectionneur, il conçoit aussi des décors et des meubles. Rencontre avec un artiste peu connu, aussi atypique que son ami Patrick Modiano. Affiche dessinée par Pierre Le-Tan 1998 Pierre Le-Tan ? Son nom ne vous dit sans doute rien, mais vous connaissez ses dessins. De fins traits noirs, des ombres hachurées, le tout rehaussé d'un peu d'aquarelle. Il a dessiné les couvertures de plus de cent livres en France et aux États-Unis. Illustré des publicités pour les Galeries Lafayette, Suez, Gucci, Lanvin et même la Jouvence de l’Abbé Soury. Il a aussi imaginé les drôles de décors de Quadrille, le film de Valérie Lemercier. À cela s'ajoutent des tableaux, des affiches de cinéma, deux livres conçus avec Patrick Modiano et une quinzaine d'ouvrages signés de son seul nom, texte et images. De vrais bijoux, étincelants de finesse et d'ironie. Le Musée national d'Art moderne de Madrid lui a consacré une grande rétrospective il y a deux ans. Mais rien de tel en France où Pierre Le-Tan reste dans l'ombre. Au point que, flairant la supercherie littéraire, certains ont cru qu'il s'agissait d'une invention de Modiano, comme Ajar avec Gary ! D'autres ont pensé avoir affaire à un vieillard. Comment imaginer qu'un homme de moins de 80 ans consacre son temps à tracer des portraits de Gide, Colette, du couturier Jacques Fath, de l'ex-empereur Bao-Daï et autres figures parfois bien oubliées ? La rumeur l'a aussi donné pour homosexuel, vu le nombre de jeunes marins, de gigolos et d'amateurs du sexe fort que l'on trouve au fil de ses dessins. Rien de tout cela, pourtant. Ce matin-là, quand on sonne à la porte de son appartement parisien, en face du Palais-Bourbon, c'est son dernier fils, Édouard, 3 ans, qui ouvre. Crayon en main. Le-Tan arrive dans la foulée, finissant de boutonner une chemise rayée rose, sur un pantalon de la même couleur. Il a 56 ans, les cheveux poivre et sel. Jeune père, jeune grand-père aussi. " J'ai changé de vie il y a quatre ans, déménagé, et je travaille moins ", nuance-t-il. Mais tout de même. Un ou deux livres en gestation. Des meubles peints et des décors à inventer pour quelques particuliers fortunés. Dans l'ancien pied-à-terre de Jean Cocteau au Palais-Royal, il a récemment habillé l'escalier d'un vaste trompe-l'oeil, avec de faux tableaux représentant les amis du poète Colette, le décorateur de théâtre Christian " Bébé " Bérard, Jean Desbordes... Des traits d'une élégante sécheresse, nimbée de nostalgie. " Notre époque d'ordinateurs et de téléphones portables est quelque chose qui m'est totalement étranger, dit-il. Avec l'âge, je suis de plus en plus mélancolique. Comment exprimer cela ? Tristesse... Regrets... Le temps qui passe... " Comme son ami Modiano, il laisse ses phrases en suspens. " On n'a pas forcément des pensées très... " Une enfance bourgeoise et artistique Comme Modiano aussi, Le-Tan scrute avec sa plume ou son stylo l'époque de la jeunesse de ses parents. À la recherche peut-être de secrets enfouis ou du paradis perdu. Son père, Le-Pho, peintre vietnamien, fils d'un vice-roi du Tonkin, vient en Europe en 1931 pour terminer ses études aux Beaux-Arts et visiter les musées. Il s'y installe définitivement en 1937 et épouse après la guerre la fille d'un officier français. Nés dans les années qui suivent, Pierre Le-Tan et son frère vivent une enfance bourgeoise et artistique rue de Vaugirard, à Paris. " J'étais un garçon un peu bizarre, qui préférait les musées et les antiquaires au foot, se souvient-il. Je regardais mon père peindre. En guise de jouets, il me donnait des cartes postales de tableaux ou d'estampes japonaises, ainsi que de vieux livres chinois ou japonais. C'est en regardant tout cela que j'ai appris à dessiner. J'ai été imbibé. Très tôt, j'ai su que, pour moi, c'était cela et pas autre chose le dessin, et les objets d'arts. " Le dessin, avant tout. À 17 ans, sur les conseils d'un ami de sa mère, américain, il envoie ses premières vignettes au New Yorker. Le prestigieux magazine de l'intelligentsia américaine en retient quelques-unes avant de publier deux couvertures de Le-Tan. " J'avais dix-neuf ans, j'habitais encore chez mes parents et je n'ai même pas pensé à toucher les chèques... " C'est le démarrage en fanfare d'une jolie carrière américaine. Tout en habitant Paris, il collabore régulièrement au New Yorker et prend pour agent Ted Riley, qui représente également Sempé et Steinberg. Il alimente ainsi en dessins les éditeurs, journaux et magazines d'outre-Atlantique, du New York Times à Vogue en passant par Fortune. Il publie aussi sur place plusieurs albums pour enfants et commence à créer des couvertures de livres pour les recueils d'anecdotes de son ami John Train, auteur notamment de Famous Financial Fiascos. De nombreuses suivront, pour Marcel Aymé, Mario Soldati, Harry Mathews, Peter Carey, Raymond Carver... et, bien sûr, Patrick Modiano. Couverture dessinée par Pierre Le-Tan Leur rencontre date de 1978. Une histoire étonnante. " J'ai découvert ses livres, il y avait des ambiances qui me touchaient", raconte Le-Tan. Et pour cause... Car quand il en parle à son père, celui-ci lui répond " Modiano ? Mais oui, j'ai très bien connu ses parents à Paris, pendant la guerre... Nous nous fréquentions. " Les familles s'étaient ensuite perdues de vue. Autant dire que lorsque Pierre Le-Tan prend contact avec le jeune écrivain, ils sont en terrain de connaissance. Dans Memory Lane, le premier livre qu'ils concoctent ensemble, ils mettent en scène une galerie de personnages mais aussi de lieux qui ont hanté leurs enfances. Le Corner Bar, boulevard Malesherbes. Une villa au cap d'Antibes. La façade lézardée d'un bottier de luxe... " Je sentais que tout cela allait disparaître et qu'il fallait le fixer ", explique Le-Tan. Un bon résumé de son travail, qui rappelle souvent celui de Sempé. Nostalgique, il sait aussi se Un sac Le-Tan montrer féroce. Un exemple ? Les Lettres de Marik Loisy Aubier. Un pastiche qui réunit les écrits " les plus émouvants " d'un hypothétique grand homme " qui marqua profondément tant d'éminents esprits de sa génération ". C'est du moins ce qu'affirme la préface. Car les neuf courtes missives qui suivent se révèlent plus banales les unes que les autres. Comme celle-ci, adressée " à Monsieur et madame Congre " " Nous passons d'excellentes vacances à Bonneville. Le temps est malheureusement maussade. Le casino est fermé. Tant pis. Bien à vous, Marik. " En regard de la lettre, une assez sinistre vue de la promenade du bord de mer à Bonneville. Mélange de tendresse et de cruauté Tout Le-Tan est là, qui se penche sur ses personnages "comme un entomologiste qui examine les insectes, avec un mélange de tendresse et de cruauté ", confie-t-il. L'insignifiant Marik Loisy se retrouve ainsi épinglé comme un papillon pâlot. Plusieurs ouvrages de la même veine paraîtront. Paris de ma jeunesse, Épaves et débris sur la plage... Son chef-d'oeuvre Album, un magnifique scrapbook très coloré dans lequel Le-Tan réunit souvenirs de voyages, photos d'amis disparus, très jolis textes écrits à la main et, bien sûr, des centaines de dessins, le tout dans un savant désordre. On y croise Greta Garbo et Christian Lacroix, Marie-Laure de Noailles et Mick Jagger. On passe de Menton à Macao, avec un crochet par l'Angleterre, pour visiter l'ancienne maison du photographe Cecil Beaton, avec ses extravagants meubles "néo-rococo". Au détour d'une page, on tombe sur une " boîte à mégots " créée par Picasso, de surprenantes chaussures en forme de pieds signées Cardin ou encore une chaise percée trouvée à Versailles. Les objets, c'est l'autre passion de Pierre Le-Tan. Il a commencé à les collectionner à 7 ou 8 ans, sous les encouragements de son père. Le feu n'est toujours pas éteint. " Il est capable de disparaître plusieurs jours à la recherche d'un buste antique dont on lui a parlé ", témoigne Patrick Modiano dans un texte qu'il a consacré à son ami. Il y a dix ans, après avoir amassé plusieurs centaines d'oeuvres de Bérard, Le-Tan a cédé l'essentiel de sa collection néo-romantique et surréaliste chez Sotheby's, à Londres. " Les gens se remettaient à parler de cet artiste très oublié, et cela m'intéressait moins. Tout à coup, les choses deviennent vulgaires... Aujourd'hui, j'ai le catalogue de la vente, avec des notes très bien faites, cela me suffit. " Depuis, il s'est lancé dans d'autres quêtes, écumant les magasins d'antiquités et les enchères à la recherche de tableaux, statues et autres vestiges de l'art religieux du xvie siècle. Mais où caser ses nouvelles acquisitions, alors que l'appartement déborde déjà de beaux livres, de gravures, de terres cuites, de bustes en marbre ? L'entretien est fini, le carnet de notes rangé. Une dernière question, tout de même, sur le Vietnam, et voilà Le-Tan qui devient soudain volubile. " Non, je ne suis jamais allé dans ce pays. Je préfère rester sur un Vietnam un peu mythique. En revanche, je me sens très asiatique. J'habite à Paris, j'ai trois grands enfants juifs de nationalité britannique, un petit dernier à moitié africain ; mais être asiatique, pour moi, c'est un fait. J'ai un physique d'Asiatique. Je me comporte comme un Asiatique, avec cette façon d'être, cette réserve propre aux Asiatiques. Je suis aussi asiatique dans ma façon de dessiner des choses plutôt simples, avec des traits précis, minutieux, même quand il s'agit de représenter le flou. " Et derrière ses lunettes d'écaille rondes, comme dans l'Indochine des années trente, il plisse les yeux en souriant... Pierre Le-Tan, dessinateur asiatique ? Pourquoi pas. Il esquisse souvent des paysages très occidentaux, des avenues haussmaniennes désertes, les quais du port de Dublin, l'enseigne d'un bar de nuit qui brille au fond d'une rue sans nom, une cour d'immeuble, un garage en banlieue. Mais à chaque fois figure un petit personnage solitaire et fragile, comme un voyageur sous une ombrelle trouée. Ce promeneur mélancolique, c'est Cosnard 11 LE VEILLEUR DE NUIT Pièce en trois actes, créée le 2 février 1911 au théâtre Michel avec pour interprètes Madeleine Dolley, Harry Baur, Charlotte Lysès, Sacha Guitry, Rose Grane, Mme Vernières, Mme Charmoy, Miss Bennett, Mr. Pradj, Mr. Cornely, Mr. Davry. Analyse Un professeur d’un certain âge avait pour maîtresse une très jeune et jolie demoiselle. Cette dernière tomba bientôt amoureuse d’un garçon de son âge, charmant mais impécunieux. Jalousie mise à part le quinquagénaire les prit tout les deux en charge, et sembla très heureux; Je suis content de moi parce que je ne souffre pas de voir s’aimer les autres... ». 1 Critiques L’auditoire de la répétition générale était très favorablement disposé. M. Sacha Guitry plaît infiniment à ce public il lui plaît par ses qualités , un peu par ses défauts, par ce qu’il y a en lui , de brillant, d’ironique, de gamin, d’effronté, par son laissez – aller, sa belle humeur, son extrême liberté, son irrévérence, , son allure d’enfant gâté à qui tout est permis, même d’outrepasser légèrement les limites du bon goût..... Les personnages de Veilleur de nuit sont criants de ressemblance ». Nous les avons vus. Nous sommes sûrs qu’ils existent... ». Adolphe Brisson Le Temps Quand on parle de ce jeune écrivain, on ne manque point de déclarer qu’il a de très beaux dons et que s’il consent à travailler, il pourra bien, un jour, faire un bon ouvrage. Il ne faut pas oublier cependant que M. Sacha Guitry a déjà remporté les succès les plus vifs et les plus flatteurs ». M. Nozière L’Intransigeant Durant les trois actes de cette amusante et gaillarde pièce , nous avons pu constater que M. Sacha Guitry est doué d’un sens du comique, tout –à - fait personnel et original. ... Il y a chez M. Sacha Guitry une sorte d’exubérance d’entrain et d’espièglerie ». Henri de Régnier de l’Académie Française Journal des Débats Je ne saurais assez dire combien Le Veilleur de nuit m’a plu. Je suis reconnaissant à Guitry du bon moment qu’il m’a offert. Des pièces comme celle-là nous consolent de ce que les théâtres nous font quelquefois avaler de douteux et d’avarié. Et il y a des périodes où nous avons besoin de compensations ! La comédie nouvelle de Guitry se recommande par ses qualités de meilleur aloi, elle a de la gaîté, de l’exubérance , de l’entrain, de l’émotion, de l’ironie ; un ton de fantaisie espiègle et primesautière l’anime. Elle a la désinvolture et l’audacieuse assurance de la jeunesse ... On s’abandonne au charme de sa séduction, sans prendre garde tout de suite qu’on est , par-ci par-là, légèrement mystifié ! ». Joseph Galtier Excelsior Il y a dans l’œuvre de M. Sacha Guitry un mélange, à doses inégales, de gaminerie, un peu volontairement entretenue et d’expérience précoce de la vie. Il y a du comique et même du bouffon, avec une facilité soudaine à envisager les choses sous leur aspect sérieux et presque émouvant. Il y par-dessus, et c’est peut-être au fond ce qui le caractérise, je ne dirai pas du naturel, mais de la liberté. ... Il faut bien admettre que ce charme est sensible au public puisque Le Veilleur de nuit a été accueilli par un gros, par un très gros succès... ». Léon Blum Comoedia Ce n’est pas un tour de force qui confirme les dons exceptionnels du jeune écrivain dramatique, c’est l’évidence d’une force qui bouleversera notre théâtre » Régis Gignoux Paris-Jour Reprises 1986 Théâtre 13 et théâtre Montparnasse. Mise en scène Jacques Nerson 2005 Théâtre des Bouffes Parisiens. Mise en scène Jean-Laurent Cochet DEBUREAU Pièce en vers libres, quatre actes et un prologue, créée au Théâtre du Vaudeville, le 9 février 1918, interprétée par Mrs Sacha Guitry, Hiéronimus, Candi, Marcel de Garcin, Gilder, Ebène, Max Morana, Félix Galipaux, Mmes Yvonne Printemps, Rosine Morana, Alys Delonde, Marthe Rienzi, G. Paulfret, et les comédiens du théâtre des Funambules Mrs Baron fils, Louvigny, Fabrel, Barral, Mmes Jeanne Fusier, Marguerite Fabre Régine Félyane, C. Ducarre. Musique d’André Messager; Analyse Il s’agit des amours imaginaires du célèbre mime Jean-Gaspard Deburau et de Marguerite Gautier qui deviendra la Dame aux camélias Critiques Ce spectacle fut une des pièces les plus tendres et les plus tristes qui se puissent voir. Un vers libre, tout voisin de la prose comme l’iambe des anciens, soutient le discours, le mesure à son rythme et quelquefois l’élève. Des inventions ingénieuses, des pensées gracieuses et mélancoliques en ornent la trame légère. C’est un ouvrage charmant ... M. Sacha Guitry n’a rien écrit qui soit supérieur, d’un art à la fois si aisé et si sûr, si sensible , discret et plaisamment varié ». Henry Bidou Le Journal des débats Le public a eu bien raison de faire un accueil enthousiaste à cette pièce dont le but est de l’émouvoir et de le divertir c ’est là de l’excellent théâtre qui déploie , pour nous plaire, toutes les séduction de la scène et nous ne saurions trop remercier, l’un des derniers illusionnistes qui nous restent aujourd’hui, de nous faire oublier, ne fût –ce qu’un instant, la gravité de certains auteurs appelés sérieux parce qu’ils manquent d’esprit et ennuient ». G. de Pawlowski Le Journal Voici, à mon avis le chef-d’œuvre de Sacha Guitry et c’est vraiment un petit chef-d’œuvre. Cette fois, avec son esprit, Sacha Guitry ouvre son cœur ». Raoul Aubry La Liberté La nouvelle pièce de M. Sacha Guitry est, à mon sens, tout nettement admirable ... Depuis Cyrano je ne crois pas qu’une pièce plus charmante, plus délicatement littéraire, plus finement et essentiellement française ait été représentée . On a fait plus noble et plus profond on n’a pas fait plus joli ». Victor Snell L’Humanité 0n a fait un prodigieux succès à Deburau . C’était justice. La fantaisie est d’un pittoresque délicieux et d’une très rare qualité sentimentale ». Camille de Senne La Semaine de Paris Un grand et irrésistible charme se dégage de cet ouvrage profondément senti et comme rempli d’une émotion personnelle. Les belles scènes se succèdent, pleines de finesse , de sentiment, de sympathique douceur ». Léo Claretie La Rampe On allait au Chatelet voir des fééries. On ira à Deburau voir un homme c’est encore plus mystérieux. Dans une langue poétique aussi riche que souple, en vers qui suivent tout le mouvement et la couleur de la pensée, dans les décors les plus discrets et les plus pittoresques, au milieu d’une foule de costumes charmants, l’auteur est son interprète, et si l’auteur grandit en valeur morale , en importance littéraire, l’acteur ne cesse pas de l’égaler ». Régis Gignoux Le Figaro Reprises 1950 Théâtre du Gymnase . Mise en scène Sacha Guitry. 1980 Théâtre Edouard VII . Mise en scène Jacques Rosny MON PÈRE AVAIT RAISON. Pièce en trois actes, créée le 8 octobre 1919, au théâtre de la Porte Saint Martin, interprétée par Mrs Sacha Guitry, Paul Duc, Lucien Guitry, Joffre , Ferval et Mmes Yvonne Printemps, Jeanne Rolly, Marie Montbazon, mise en scène Sacha Guitry Analyse À trente ans, abandonné par Germaine, son épouse, Charles décide de mettre en pension son fils Maurice. Vingt ans plus tard, alors que Germaine a réintégré le foyer, Loulou la petite amie de Maurice reproche à Charles d’avoir abandonné Maurice, Charles alors regrette de n’avoir pas écouter les conseils de son père et d’avoir rendu son fils malheureux. Critiques Devant une pièce de cette hardiesse et de cette qualité tout notre bric-à-brac habituel s’effondre ... Elle vient à l’heure nécessaire marquer qu’à travers les caprices et les amusements faciles , les destinées de notre théâtre poursuivent leur cours. Maintes fois, dans une œuvre déjà nombreuse, l’auteur de Mon père avait raison nous laissa entrevoir le puissant observateur et l’écrivain de grande classe qui s’élaboraient lentement en lui. Il vient de se réaliser pleinement dans une œuvre supérieure, sans effort apparent, sans renoncer aux grâces et aux fantaisies qui nous l’ont rendu si précieux ». M. Antoine L’Information Ayant fait le tour de bien des bonshommes du Théâtre, chez nous et chez les autres, de très grands, je suis toujours rentré dans mon cher pays en retrouvant les Guitry comme une fortune nationale. Je professe du respect et de l’admiration pour eux.... Chaque fois que je les revois au travail mon cœur est ému et fier. Il me semble que certains maîtres anciens resplendissent en eux ils sont classiques ». M. Lugné-Poe L'Éclair Bravo, Sacha Guitry, voilà de la bonne comédie ». François Mauriac Revue hebdomadaire Remercions-le de nous faire souvent penser, sans nous faire froncer le sourcil. Remercions le d’aimer son métier, de le savoir, de le bien faire, d’y être un si honnête homme ». Abel Hermant L’Excelsior Clairvoyant , Sacha Guitry sourit de mille préjugés, de l’hérédité, de la fausse science, de l’éducation, de la rhétorique féminine, des convenances sociales. Rejetant les saines traditions du métier - mais non les hautes directions de l’art –il nous offre une pièce libre comme le théâtre de Musset ». L’avenir Nous nous plaignions du théâtre moderne. Nous n’aurons plus sujet de nous plaindre. Je compte la dernière œuvre de M. Sacha Guitry comme une comédie qui frise le chef-d’œuvre ». Bernard Lecache Le Petit bleu Le succès ? Considérable ! » Léon Blum Le Matin Reprises 1959 Théâtre de la Madeleine. Mise en scène André Roussin. 1978 Théâtre Hébertot .Mise en scène Jean- Laurent Cochet 1999 Théâtre des Bouffes Parisiens , Mise en scène Jean-Claude Brialy, 2007 Théâtre Edouard VII,. Mise en scène Bernard Murat L'AMOUR MASQUÉ Comédie musicale en trois actes, créée au Théâtre Edouard VII, le 15 février 1923, interprétée par Mrs Sacha Guitry, Pierre Darmant, André Urban, Louis Kerly, Louis Maurel, Georges Lemaire, Henry Garat, Jugain, Marin, de Size et Mmes Yvonne Printemps, Marthe Ferrare, Maris Dubas, S. Duval, S. Duplessy, R. Bernède, G. Cornet. Mise en scène de Sacha Guitry. Musique d’André Messager. Analyse Elle, n’a pas de prénom. Elle s’appelle Elle tout simplement. Elle a vingt ans, Elle est ravissante et deux protecteurs, un baron et un maharaja que gentiment Elle exploite J’ai deux amants, c’est merveilleux ! Et je fais croire à chacun d’eux Que l’autre est le Monsieur sérieux Et ma foi, ils le croient Ils le croient tous les deux Mon Dieu que c’est bête un homme, un homme, un homme... Alors vous pensez Deux... » Avant de se rendre à un bal masqué, Elle découvre la photo d’un charmant jeune homme - en fait c’est le portrait du père de celui-ci lorsqu’il avait vingt ans de moins... Elle tombe amoureuse de ce joli garçon... Mais est-ce le père jeune d’alors ou le fils de maintenant qui lui plaît ? Critiques Le dialogue de M. Sacha Guitry, c’est Paris qui sourit. Et ceci à un point tel que si Paris n’existait pas, M. Sacha Guitry, pour pouvoir écrire et jouer, serait capable de créer Paris ». Fred Orthys Le Matin M. Sacha Guitry, Protée » du Théâtre, mais qui ne se refuse à aucune expérience du génie multiple que lui départirent les dieux, a imaginé, sans doute à peine qu’il y eut pensé, un bien joli sujet de comédie musicale ». Jane Catulle6Mendes La Presse Le premier acte a été longuement acclamé et, l’habitude une fois prise, on a fait aux deux autres le même accueil enthousiaste qu’au premier ». André Rivoire Le Temps Les comédies amoureuses de M. Sacha Guitry sont incomparables. Quelque tort que lui fasse son succès dans l’estime des lettrés, il est le seul dramaturge d’à présent qui tienne le fil d’une tradition délicate, celle de Marivaux et d’Alfred de Musset ». Robert Manuel L’Éclair Vous devinez de quels ravissants et spirituels commentaires, André Messager a entouré cette anecdote. Sa partition prend, dans les circonstances présentes, une valeur très particulière. Au moment où la musique légère s’industrialise, se dépouille, se simplifie jusqu’à la pauvreté la plus humiliante, où les opérettes ne sont plus que des recueils d’air de danses et de refrains populaciers pour, ainsi dire en série, par des procédés mécaniques, c’est un enchantement que d’entendre un art aussi finement aristocratique. ». Pierre Lalo Le Temps M. Sacha Guitry était un grand auteur dramatique ; mais voilà que d’un coup, quoique étranger à la musique, il a compris, en outre ,la psychologie de cet art. Il a instinctivement saisi les lois de la composition musicale. Prodigieuse faculté d’assimilation que partage Mme Yvonne Printemps. Elle a chanté, mais oui, chanté, avec quelque chose de mieux encore que la science avec une délicieuse finesse, avec une adorable souplesse ». Raymond Charpentier Coemedia Un tel bonheur se dégage de ce spirituel et gracieux divertissement qu’on ne saurait applaudir L’Amour masqué sans se sentir soi –même un peu plus heureux ou un peu moins malheureux, selon les jours, l’humeur et les circonstances. Allez, allez à L’Amour masqué, messieurs, mesdames ; allez y vite ; et retournez-y et n’y manquez pas. Pendant quelques heures vous trouverez la vie drôle, les gens comiques, la jeunesse folle et tendre, la fantaisie possible et l’amour charmant. Tout cela grâce à la magie de Sacha Guitry, auteur et acteur, grâce à la beauté, à la jeunesse, à l’entrain, à la voix incomparable d’Yvonne Printemps... Alors, me direz –vous, c’est un succès ? Non sire, c’est un triomphe ! La plupart des couplets sont bissés, acclamés, on n’en finit pas de relever le rideau et l’enthousiasme du public pour Mme Yvonne Printemps tient tout simplement de l’adoration ». Mme Gérard d’Houville Le Gaulois Reprises 1970 Théâtre de Palais Royal. 2006 Grand théâtre de Tours. Mise en scène Bernard Pisani 2012 Grand Théâtre de Bordeaux. Mise en scène Bernard Pisani 1 Sacha Guitry Le Veilleur de Nuit Acte 3 Haut de page Sacha Guitry, de son nom complet Alexandre Georges-Pierre Guitry est un comédien, dramaturge, metteur en scène de théâtre, réalisateur et scénariste de cinéma, né le 21 février 1885 à Saint-Pétersbourg Russie, mort le 24 juillet 1957 à Paris 72 ans. Auteur dramatique très prolifique, il a écrit plus d’une centaine de pièces de théâtre et en a adapté lui-même un grand nombre au cinéma. Interprète de la quasi-totalité de ses films, il est l’auteur d’une œuvre, riche de trente-trois films, qui comprend notamment Le Roman d’un tricheur, Désiré, Mon père avait raison, Quadrille, Ils étaient neuf célibataires, La Poison, Si Versailles m’était conté, Assassins et voleurs. Biographie Du théâtre au cinéma Sacha Guitry est le fils de Lucien Guitry 1860 - 1925, grand comédien de théâtre, très célèbre à son époque, et de Renée Delmas dite de Pont-Jest[1], fille du journaliste René de Pont-Jest. Élève médiocre, Guitry se révèle très tôt brillant comédien et bien vite excellent auteur et metteur en scène. Il écrit lui-même ses propres pièces, parfois en moins de trois jours, et en assure la mise en scène et l’interprétation. Nono 1905 remporte un vif succès. L’échec de La Clef, en 1907, décourage un temps Sacha Guitry et c’est le soutien indéfectible de son grand aîné Octave Mirbeau qui lui donne le courage de continuer ; admiratif et reconnaissant, Sacha Guitry sollicite de lui une préface pour sa Petite Hollande en 1908 et, plus tard, lui consacre une pièce, Un sujet de roman, créée le 4 janvier 1924 par son père Lucien Guitry dans le rôle du grand écrivain. Sarah Bernhardt doit être aussi de la création, dans le rôle d’Alice Regnault, mais la Divine meurt avant la première. Il écrit sur mesure pour sa deuxième épouse Yvonne Printemps plusieurs comédies musicales à très grand succès Mozart, L’amour masqué... et sept revues avec son ami Albert Willemetz. Homme d’esprit à l’humour caustique, c’est Sacha Guitry qui découvre et lance Raimu dans Faisons un rêve. Il fait les délices du public mais s’attire également la jalousie des critiques. Il est un peu l’opposé du théâtre du Cartel des quatre créé notamment par Louis Jouvet et Charles Dullin. Sacha Guitry utilise déjà au théâtre les techniques qu’il utilisera plus tard au cinéma s’approprier les règles, les codes d’un genre, les détourner et les plier à son propre style. Avec le cinéma, les rapports sont d’abord très tendus. Il fait une première tentative en 1915, en réalisant Ceux de chez nous, en réaction à un manifeste allemand exaltant la culture germanique. Il filme certains amis de son père, Rodin, Claude Monet, Anatole France, Auguste Renoir, entre autres. Il note leurs paroles et les répète durant les diffusions publiques, inventant en quelque sorte, et avant l’heure, la voix off. Portrait de Sacha Guitry dans son bureau de l’avenue Elisée-Reclus en 1942, par Léon Gard coll. André Bernard Comme Jouvet, il reproche au cinéma de ne pas avoir la même puissance que le théâtre et ne s’y met qu’en 1935, sous l’influence de sa jeune épouse Jacqueline Delubac. Comprenant que le cinéma permet une survie, en fixant les images sur la pellicule, il décide de mettre en boîte certaines de ses pièces de théâtre. D’abord Pasteur, écrite par Sacha pour son père Lucien Guitry et interprétée par ce dernier, pièce qui donne libre cours à sa passion pour l’histoire et les personnages historiques. Œuvre prophétique car, dans une scène, Louis Pasteur, joué par Sacha Guitry, déclare à ses confrères Messieurs, je sais que je n’utilise pas le style conventionnel auquel vous êtes habitués. » Phrase lourde de sens qui semble destinée aux critiques qui le dénigrent depuis qu’il fait du théâtre. La même année, il réalise Bonne chance ! et donne le premier rôle féminin à Jacqueline Delubac. Le style de Guitry s’y affirme un peu plus. En 1936, il tourne à partir de la pièce qu’il a écrite Le nouveau testament. Puis, toujours en 1936, il réalise Le roman d’un tricheur, pour beaucoup son chef-d’œuvre. Dans ce film, presque sans dialogue, à l’exception de quelques scènes, Guitry met en scène l’unique roman qu’il a écrit, Mémoires d’un tricheur. Il est le narrateur du film, et déjà son goût pour les histoires contées apparaît. Si l’histoire peut sembler banale, elle est en fait un éloge du cinéma, art de l’illusion. Tout Guitry est contenu dans ses quatre premiers films jeu avec les procédés filmiques, reconstitution d’évènements ou biographie de personnages historiques, adaptations théâtrales. De 1935 à 1937, en trois ans, Guitry réalise dix films, dont au moins trois chefs-d’œuvre[2]. À la fin des années 1930, tout va pour le mieux dans la vie de Guitry. Le seul point noir est son divorce d’avec Jacqueline Delubac, mais il se console rapidement et épouse Geneviève de Séréville qui est la seule de ses cinq épouses à porter le nom de Guitry. À propos des femmes, Guitry a déclaré Les femmes, je suis contre... tout contre. » Son nom est proposé pour l’Académie française mais Guitry refuse la condition qu’on lui impose abandonner son activité de comédien. En 1939, il est élu à l’Académie Goncourt et réalise Ils étaient neuf célibataires, avec de nombreuses vedettes dont Elvire Popesco. Guitry y traite du mariage blanc, thème éternel. Mais le film est en prise presque directe avec l’actualité car l’histoire part d’un décret qui oblige les étrangers à quitter la France. Le lendemain de la première de son film, la guerre éclate. Les années noires La situation se complique pour le Parisien Guitry qui ne veut pas quitter la capitale alors sous l’Occupation allemande. Pendant quatre ans, à l’écart de toute pensée politique, il continue sa vie d’homme de théâtre et de cinéma, pensant ainsi assurer la présence de l’esprit français face à l’occupant allemand[3]. Il joue de son influence pour obtenir la libération de personnalités, notamment de l’écrivain Tristan Bernard et de son épouse, et parvient à mettre en scène Le Destin fabuleux de Désirée Clary, autour de la célèbre fiancée de Napoléon, film qui oppose la figure de l’Empereur aux visées de l’impérialisme allemand, et Donne-moi tes yeux, réflexion originale sur le regard masculin ». Son album 1429-1942 - De Jeanne d’Arc à Philippe Pétain, catalogue des gloires françaises, politiques et artistiques, témoigne, toutefois, d’un aveuglement politique assez permanent, au point de faire l’objet d’un film de présentation, projeté en mai 1944. Le 23 août 1944, lors de la Libération de Paris, quelques heures après avoir parlé au téléphone avec son amie Arletty, il est arrêté par un groupe de résistants, agissant de leur propre initiative, qui lui reprochent son attitude à l’égard de l’occupant allemand. Il est incarcéré 60 jours sans inculpation. Il est alors dénoncé dans la presse - sur des rumeurs infondées - par des écrivains comme Pierre Descaves ou certains journalistes du Figaro dirigé alors par Pierre Brisson, dont il s’était fait un ennemi. Le juge d’instruction, ne sachant que lui reprocher, fait paraître dans les journaux, à deux reprises, des annonces demandant qu’on lui communique les accusations contre Guitry. Il n’obtient aucune réponse probante et classe le dossier[5]. Guitry obtient, en 1947, un non-lieu tardif il dira plus tard qu’il aurait préféré un procès. Ses détracteurs oublient qu’il s’est toujours opposé à ce que ses pièces soient jouées en Allemagne. Il s’en souviendra et lorsqu’il déclare à Pauline Carton, dans le générique de La Poison, que le décor de la cellule a été réalisé à partir de ses souvenirs, on sent poindre l’amertume dans sa voix. Tentant de prendre la chose avec humour, il déclare La Libération ? Je peux dire que j’en ai été le premier prévenu. » Il publiera ses souvenirs sous forme de deux récits Quatre ans d’occupations un pluriel significatif pour la période de 1940 à août 1944 et 60 jours de prison pour les deux mois pénibles et humiliants qui suivirent. Il commente, en filigrane, son comportement dans Le Diable boiteux, biographie de Talleyrand qui soutint plusieurs régimes avec toujours comme seul but de servir la grandeur de la France. Réhabilitation Les années 1930 ont été des années de rêves et les années 1940 des années noires ; les années 1950 vont être une synthèse des deux décennies écoulées. Il rédige le scénario d’Adhémar ou le jouet de la fatalité mais, malade, il en confie la réalisation à Fernandel, qui a déjà réalisé un film. Devant le résultat, Guitry s’estime trahi et intente un procès à Fernandel. Procès qu’il perd. Ce film annonce la suite de l’œuvre du cinéaste. Le ton est plus mélancolique Le comédien, Deburau, Le Trésor de Cantenac, parfois caustique Je l’ai été trois fois, La Poison, La Vie d’un honnête homme, mais toujours comique Toâ, Aux deux colombes, Tu m’as sauvé la vie. Ses amis le soutiennent et la reconnaissance vient avec la commande de grosses productions historiques Si Versailles m’était conté, Napoléon, Si Paris nous était conté. Mots d’esprits et distribution prestigieuse font le charme de ces fresques. Il n’oublie pas son arrestation et réalise le très caustique Assassins et voleurs emmené par le duo Jean Poiret-Michel Serrault et dans lequel Darry Cowl fait ses débuts avec une scène pratiquement improvisée mais hilarante. Les trois font la paire est le dernier film qu’il réalise avec l’aide de l’acteur-producteur-réalisateur Clément Duhour, car la maladie l’a beaucoup affaibli. Film-somme sur le cinéma de Guitry où l’on retrouve tout ce qui fait le sel de son œuvre jeu avec les procédés filmiques, fidélité avec certains acteurs, humour caustique. Son testament artistique est le scénario de La Vie à deux qu’il rédige et où il refond plusieurs de ses pièces ; c’est Clément Duhour qui le réalisera après la mort du cinéaste, avec une pléiade de vedettes venues rendre hommage au maître. Sacha Guitry repose au cimetière de Montmartre, à Paris, avec son père Lucien Guitry, son frère Jean, mort en 1920, et sa dernière épouse Lana Marconi, décédée en 1990. Sacha Guitry incarné par Denis Podalydès à la Cinémathèque française le 15 décembre 2007 Sacha Guitry et les acteurs Sacha Guitry tient le rôle principal de presque tous ses films. Mais il sait parfois s’effacer lorsque cela est nécessaire, comme dans le film à sketch Ils étaient neuf célibataires, avec de grands noms au générique Saturnin Fabre, Elvire Popesco, Gaston Dubosc. L’homme est un ami fidèle et Pauline Carton est de pratiquement tous ses films, Guitry lui inventant parfois des rôles. Il confie le rôle principal de La Poison et de La Vie d’un honnête homme à Michel Simon, ainsi que celui de son dernier film Les trois font la paire que Simon n’aime pas mais qu’il accepte de jouer par amitié pour Guitry alors mourant. Acteur mais également metteur en scène, il sait détecter les nouveaux talents Louis de Funès, Darry Cowl, Michel Serrault, Jacqueline Delubac pour ne citer que ceux-là, sont lancés par Guitry. Raimu, reconnaissant envers celui qui l’a lancé, accepte de jouer gratuitement dans Les Perles de la couronne, et Guitry écrit sur mesure, pour Fernandel, le scénario d’Adhémar. Il sollicite souvent Gaby Morlay pour jouer des pièces de théâtre, et deux de ses films. Parmi les grands noms déjà cités, signalons également Erich Von Stroheim, Orson Welles, Jean Cocteau, Jean Gabin, Gérard Philipe, Jean Marais, Danielle Darrieux, Michèle Morgan, Pierre Larquey, Jean-Louis Barrault, Arletty, Édith Piaf, Robert Lamoureux, Yves Montand, Jean-Pierre Aumont, Luis Mariano, Jacques Varennes, Suzanne Dantès, Saturnin Fabre, Brigitte Bardot... Tout au long de son œuvre, Guitry se fait le chantre du comédien, de son père en particulier. Il réalise une biographie, Le comédien, et une adaptation théâtrale, Mon père avait raison. Pour lui, Lucien Guitry et Sarah Bernhardt sont les deux plus grands acteurs du monde et il ne manque pas de le rappeler dans les nombreux articles qu’il signe. Du reste, certains de ses films semblent être conçus pour les acteurs Les Perles de la couronne, Ils étaient neuf célibataires, Le Trésor de Cantenac, ou encore sa trilogie historique. Sacha Guitry et la critique Avec la critique, Sacha Guitry a toujours entretenu des relations conflictuelles, et ce dès son travail au théâtre. Guitry invente un style qui lui est propre, basé sur des dialogues incisifs et percutants, souvent déclamés par lui. C’est son statut de comédien et d’auteur complet, son apparente facilité et le succès constant qu’il obtient pendant plus de vingt ans, qui le rendent insupportable aux yeux des critiques. Du reste, Guitry se venge tout au long de son œuvre et ne cesse de railler cette profession qui n’a jamais voulu faire l’effort de le comprendre. On reproche à ses films de n’être que du théâtre filmé ». Mais Guitry, comme Marcel Pagnol, autre auteur dramatique de théâtre et de cinéma, impose son style, se construit un univers à part entière. Souvent, les critiques reprochent à Guitry de dévoiler les artefacts du tournage. Le cinéaste, en montrant son style, appose sa griffe et empêche quiconque de le copier. Le summum est atteint avec Ils étaient neuf célibataires à la fin du film, Guitry mélange réalité et fiction en faisant croire à l’amant sérieux » d’Elvire Popesco que tous deux sont en train de tourner un film. La réalité va plus vite que la fiction. Et le film se fait descendre par la critique, malgré des réactions positives. Parmi les critiques les plus virulentes, on retrouve régulièrement l’accusation de mégalomanie, de prétention. Lorsque Guitry met en scène Si Versailles m’était conté, film montrant le château de Versailles de sa naissance à nos jours, on lui reproche d’être passé à côté de son sujet et d’avoir réalisé une visite au musée Grévin. La critique démolit le film et oublie que Guitry est réalisateur avec toutes les responsabilités que cela implique, mais également scénariste, dialoguiste et acteur. Peu de cinéastes assument autant de charges. Précisons qu’Orson Welles, qui a joué dans Si Versailles m’était conté et Napoléon, considérait Guitry comme son maître. Du reste, il existe plusieurs points communs entre les deux artistes tous deux hommes de théâtre, de radio, férus de littérature, ayant le même sens de l’humour. Une autre hypothèse peut être envisagée pour expliquer ses rapports tendus avec la critique la virtuosité et l’évidente facilité avec laquelle le Maître se meut dans l’univers filmique. Lorsqu’il réalise Le Destin fabuleux de Désirée Clary, il place le générique en plein milieu du film et s’offre le luxe de changer plusieurs interprètes avec une finesse rare. Du cinéma, Guitry a déclaré C’est une lanterne magique. L’ironie et la grâce ne devraient pas en être exclues. » Une autre anecdote résume le personnage lors du tournage de Napoléon film, 1955, un technicien, en visionnant les rushes, fait remarquer à Guitry que l’on voit une caméra dans le champ. Le cinéaste lui répond Mon ami, le public se doute bien que nous avons utilisé des caméras pour réaliser ce film. »[6] Désinvolture, élégance, finesse et humour alliés à une solide maîtrise technique. Cela a de quoi attirer les médisances et les jalousies. Il est réhabilité par la Nouvelle Vague[7] et François Truffaut[8] en particulier, qui voit en lui l’auteur complet, comme Charlie Chaplin. Un pseudo-misogyne, marié cinq fois Malgré sa posture de misogyne, Sacha Guitry a été marié cinq fois, et uniquement avec des actrices encore que les deux dernières ne le soient devenues qu’à son contact. On lui connaît en outre de nombreuses liaisons avec des comédiennes et artistes, parmi lesquelles la danseuse Belle Époque » Jane Avril, la comédienne Arletty, qui a refusé de l’épouser J’allais pas épouser Sacha Guitry, il s’était épousé lui-même ! », cité par Francis Huster, les actrices Simone Paris qui consacre un chapitre de ses mémoires, Paris sur l’oreiller, au récit détaillé de leur romance, Mona Goya et Yvette Lebon, etc. Cinq épouses donc 1. Charlotte Lysès 1877 - 1956, qu’il épouse le 14 août 1907 à Honfleur, au grand dam de Lucien Guitry, ex-amant de Charlotte... Elle crée 19 pièces de son mari et reprend Nono en 1910. Séparé depuis avril 1917, le couple divorce le 17 juillet 1918. 2. Il épouse Yvonne Printemps 1894-1977 à Paris le 10 avril 1919, avec comme témoins Sarah Bernhardt, Georges Feydeau, Lucien Guitry avec qui il vient juste de se réconcilier et Tristan Bernard. Yvonne Printemps crée 34 pièces de Sacha Guitry, en reprend 6 autres et interprète un de ses films, Un roman d’amour et d’aventures 1918. Yvonne Printemps ne sait pas être fidèle elle a des aventures avec Jacques-Henri Lartigue, Maurice Escande, Pierre Fresnay, d’autres... Le 15 juillet 1932, Yvonne Printemps quitte Sacha Guitry pour Pierre Fresnay lequel de son côté quitte pour elle la comédienne Berthe Bovy, mais ne l’épouse jamais. Le divorce entre Sacha et Yvonne est prononcé le 7 novembre 1934. 3. Il se marie avec la jeune Jacqueline Delubac 1907-1997, de 22 ans sa cadette, le 21 février 1935 à Paris. Comme il a 50 ans, il annonce leur mariage en déclarant J’ai le double de son âge, il est donc juste qu’elle soit ma moitié », rajeunissant légèrement et galamment la mariée et dès lors, pour la beauté du mot et l’exactitude des comptes, Jacqueline prétendra être née en 1910 et non en 1907. Elle joue 23 pièces de son mari, dont 10 créations et 13 reprises à Paris et en tournée, et interprète 11 de ses films. Séparés depuis le 15 décembre 1938, les deux époux divorcent le 5 avril 1939. 4. Son mariage avec Geneviève de Séréville 1914-1963 est célébré les 4 et 5 juillet 1939 à Fontenay-le-Fleury. Geneviève crée 5 pièces de son mari à Paris, en reprend 4 autres à Paris ou en tournée et interprète 5 de ses films. Le couple se sépare en avril 1944 et leur divorce est prononcé le 25 juillet 1949. 5. Il épouse enfin Lana Marconi 1917-1990 le 25 novembre 1949 à Paris. Elle crée 7 pièces de son mari, en reprend 2 autres et interprète 13 de ses films. Guitry a souvent évoqué sa prédilection pour les femmes La vie sans femme me paraît impossible ; je n’ai jamais été seul, la solitude c’est être loin des femmes », mais il s’est acquis une réputation de misogyne que bien des répliques de ses pièces semblent confirmer. Ses épouses, cependant, qui lui ont reproché bien des choses, ne lui ont jamais fait le reproche d’être misogyne mais évoquent au contraire son amour pour les femmes, sa séduction et sa finesse. Dans Faut-il épouser Sacha Guitry ?, Jacqueline Delubac écrit À la femme il refuse la logique de l’esprit, pas celle du sexe ! Traduction il ne suffit pas que la femme dispose, il faut qu’elle propose. C’est le caprice de Sacha de tout attendre du caprice des femmes » ; et plus loin Sacha, tu es un diable électrique ! Tu connais les escaliers cachotiers du cœur ! Les drôles de coin ! ». Geneviève de Séréville, dans Sacha Guitry mon mari, évoque les causeries de Sacha sur l’amour et les femmes et avance une hypothèse Parler des femmes et de l’amour n’est-il pas devenu, pour lui, une sorte de jonglerie dans laquelle son cœur ne joue aucun rôle, mais seulement son aisance dans l’ironie, son goût excessif du paradoxe ». Avec les salves de misogynie de quelques-unes de ses pièces, Guitry se venge sans doute, avec des mots, des infidélités, des maux, que certaines de ses compagnes ont pu lui faire subir, Yvonne Printemps notamment. Mais Dominique Desanti, dans la biographie qu’elle lui a consacrée, remarque aussi, à propos de N’écoutez pas Mesdames, pièce tissée de railleries contre les femmes Sous les répliques spirituelles court l’angoisse de l’homme vieillissant face à une femme trop jeune qui lui échappe... ce qu’il trouve à la fois insupportable et naturel ». Guitry lui se justifie en disant Tout ce mal que je pense et que je dis des femmes, je le pense et je le dis, je ne le pense et je ne le dis que des personnes qui me plaisent ou qui m’ont plu ». Ce n’est d’ailleurs pas tant avec les femmes qu’il a un problème, qu’avec le mariage Le mariage, c’est résoudre à deux les problèmes que l’on n’aurait pas eu tout seul ». La séduction a certainement pour lui plus de charme que le quotidien à deux. Il écrit cependant Il faut courtiser sa femme comme si jamais on ne l’avait eue... il faut se la prendre à soi-même ». Si l’on peut citer bien des répliques et des "bons ? mots" misogynes dans ses pièces et dans ses causeries, aucun témoignage ne donne d’exemple de propos semblables dans l’intimité et encore moins de gestes ou d’attitudes qui pourrait laisser penser que l’homme Sacha Guitry ait été un misogyne. Selon Francis Huster, fin connaisseur de Sacha On dit souvent que Guitry est misogyne ; c’est n’importe quoi. Dans ses pièces, c’est l’homme qui trompe, pas la femme. Il était fou des femmes. Elles n’ont malheureusement jamais été folles de lui. Peut-être parce qu’il n’a jamais su les entendre, même s’il savait leur parler[9] ». Divers * Sacha est le diminutif russe d’Alexandre. Le tsar Alexandre III était en effet son parrain. * Comme il l’explique dans son discours de cent lignes, prononcé lors du banquet du centenaire de Janson-de-Sailly, il fut expulsé de 11 lycées différents. Il explique dans un de ses ouvrages que c’était en raison des déplacements de son père qu’il redoubla sa sixième 10 fois. En effet, à l’époque, on recommençait l’année si l’on changeait d’établissement, ce qui était périodiquement son cas. Il fêta ses 18 ans en sixième et arrêta là ses brillantes études. * Durant l’hiver 1889, alors que Sacha a 4 ans, son père, Lucien Guitry, qui est en train de se séparer de son épouse, sort un moment avec Sacha pour chercher des gâteaux au coin de la rue, et de coin de rue en coin de rue car la pâtisserie la meilleure est plus loin, il l’entraîne en fait jusqu’en Russie, lieu de ses futures représentations. En Russie, Sacha joue enfant devant le Tsar et la famille impériale. C’est là-bas qu’il entend que son père va jouer tous les soirs pour travailler ». * Malgré le vif soutien de Tristan Bernard et de nombreuses personnalités de la Résistance, Sacha Guitry est injustement soupçonné de collaboration à la Libération, et incarcéré pendant 60 jours d’où son livre 60 jours de prison. Un non-lieu complet est prononcé. Il n’y avait donc pas lieu ! », commenta ironiquement Sacha Guitry, qui déclara par ailleurs La Libération ? Je peux dire que j’en ai été le premier prévenu. » Pour la petite histoire, c’est Alain Decaux qui évite le pillage de sa maison car il est à l’époque mobilisé et, connaissant Guitry, il demande à surveiller sa maison. En souvenir de ce beau geste, Lana Guitry lui offre l’émeraude que Sacha portait et qui trône désormais sur la poignée de son épée d’académicien. De son arrestation, il dit Ils m’emmenèrent menotté à la mairie. J’ai cru qu’on allait me marier de force ! » * Le divorce par consentement mutuel n’étant pas reconnu à une époque, des lettres d’injures mutuelles étaient exigées de la part des deux parties pour en obtenir le prononcé. Dans les divorces concernant Sacha Guitry, notamment celui soldant son mariage avec Yvonne Printemps, on reconnaît nettement sa patte d’humoriste dans les lettres fournies par les deux » parties. * Collectionneur avisé, il possédait dans son hôtel particulier du Champ de Mars, 18 avenue Élisée-Reclus une splendide collection d’œuvres d’art peintures, sculptures, lettres autographes... dont il souhaitait faire, à sa mort, un musée. Malheureusement, les œuvres furent peu à peu dispersées à sa mort et son projet ne vit jamais le jour. Malgré les protestations de ses nombreux amis l’hôtel fut démoli en 1963. * À l’occasion de son jubilé sa première pièce ayant été jouée le 16 avril 1902 au Théâtre des Mathurins l’éditeur Raoul Solar réalisa gracieusement en 1952 un ouvrage intitulé simplement 18 avenue Elisée Reclus, commenté par Sacha lui-même. Il peut être considéré comme le catalogue de l’exposition de ses collections, exposition faite au bénéfice des œuvres charitables de la Société des auteurs et compositeurs dramatiques SACD. Œuvre théâtrale * Le Page 1902, pièce en un acte, en vers ; * Le 1905 ; * Nono 1906, pièce en trois actes ; * Chez les Zoaques 1906 ; * La Clef 1907, qui connut un four ; * Petite Hollande 1908, préface d’Octave Mirbeau ; * Le Veilleur de nuit 1911 ; * La Prise de Berg-Op-Zoom 1912 ; * La Pèlerine écossaise 1914 ; * Deux Couverts 1914 ; * Une paire de gifles ; * La Jalousie 1915 ; * Faisons un rêve 1916 ; * Jean de La Fontaine 1916 ; * L’Illusionniste 1917 ; * Un soir quand on est seul 1917 ; * Deburau 1918 ; * Pasteur 1919 ; * Le Mari, la Femme et l’Amant 1919 ; * Mon père avait raison 1919 ; * Béranger 1920 ; * Je t’aime 1920 ; * Comment on écrit l’histoire 1920 ; * Le Comédien 1921 ; * Le Blanc et le Noir 1923 ; * L’Amour masqué 1923, comédie musicale, musique de André Messager ; * L’Accroche-cœur ; * Un sujet de roman 1924, pièce inspirée par le couple d’Octave Mirbeau et Alice Regnault ; * Mozart 1925, comédie musicale ; * Désiré 1927 ; * Mariette ou Comment on écrit l’histoire 1928, comédie musicale ; * Histoires de France 1929 ; * Franz Hals 1931 ; * Villa à vendre 1931 ; * Françoise 1932 ; * Les Desseins de la providence 1932 ; * Châteaux en Espagne 1933 ; * Ô, mon bel inconnu 1933, comédie musicale ; * Un tour au paradis 1933 ; * Florestan Ier, prince de Monaco 1933 ; * Le Nouveau Testament 1934 ; * Quand jouons-nous la comédie ? 1935 ; * La Fin du monde 1935 ; * Le Mot de Cambronne 1936 ; * Quadrille 1937 ; * Dieu sauve le roi 1938 ; * Un monde fou 1938 ; * You’re telling me 1939 ; * Florence 1939 ; remanié en 1949 sous le titre Toâ * Une paire de Gilles 1939, en un acte ; * Une lettre bien tapée 1939, en un acte ; * Fausse Alerte 1939, en un acte ; * Le Bien-aimé 1940 ; * Vive l’empereur 1941 ; * N’écoutez pas, mesdames 1942 ; * Talleyrand 1947 ; * Aux deux colombes 1948 ; * Toâ 1949, c’est Florence remaniée ; * Tu m’as sauvé la vie 1949 ; * Beaumarchais 1950, pièce qui n’a pas été jouée ; * Une folie 1951. Filmographie Réalisateur Tous les films sauf exception en tant que scénariste, dialoguiste et acteur. Les mentions d’adaptation de ses propres pièces, et leurs dates de première représentation, restent à relever. * 1914 Oscar rencontre Mademoiselle Mamageot - film de famille, inédit, de 3mn 50’ - * 1915 Ceux de chez nous documentaire La première version muette, durait 22 mn ; elle était destinée à être projetée accompagnée d’une causerie de Guitry. La version sonorisée date de 1939. La version finale remaniée, en 1952, dure 44 mn et crédite Frédéric Rossif comme collaborateur. * 1922 Une petite main qui se place - court épilogue filmé de la pièce homonyme - * 1934 Dîner de gala aux ambassadeurs - Documentaire de 5 mn * 1935 Pasteur co-réalisation avec Fernand Rivers * 1935 Bonne chance ! * 1936 Le Nouveau Testament co-réalisateur Alexandre Ryder * 1936 Le Roman d’un tricheur * 1936 Mon père avait raison * 1936 Faisons un rêve * 1937 Le Mot de Cambronne - moyen métrage * 1937 Désiré * 1937 Les Perles de la Couronne co-réalisateur Christian Jaque * 1937 Quadrille * 1938 Remontons les Champs-Élysées collaboration technique Robert Bibal * 1939 Ils étaient neuf célibataires * 1941 Le Destin fabuleux de Désirée Clary, collaboration technique René Le Hénaff * 1942 La Loi du 21 juin 1907 - court-métrage * 1944 De Jeanne d’Arc à Philippe Pétain, mise en film du livre homonyme, 58 mn * 1943 Donne-moi tes yeux * 1943 La Malibran * 1947 Le Comédien * 1948 Le Diable boiteux * 1949 Aux deux colombes * 1949 Toâ * 1950 Tu m’as sauvé la vie * 1950 Le Trésor de Cantenac * 1951 Deburau * 1951 La Poison * 1952 Je l’ai été trois fois * 1953 La Vie d’un honnête homme narrateur * 1953 Si Versailles m’était conté... * 1955 Napoléon * 1955 Si Paris nous était conté... * 1957 Assassins et voleurs n’apparaît pas dans le film * 1957 Les trois font la paire Sacha Guitry apparaît pour la dernière fois, et seulement au générique Scénariste liste non exhaustive * Le Blanc et le Noir 1931, de Robert Florey et Marc Allégret ; * L’Accroche-cœur 1938, de Pierre Caron ; * Adhémar ou le jouet de la fatalité 1951, réalisé par Fernandel - Sacha Guitry malade n’a pas pu superviser l’œuvre selon ses souhaits scénariste et dialoguiste seulement ; Documents * 1935 Poste Parisien Premier spectacle de télévision de Maurice Diamant-Berger - court métrage - * 1951 Le musée de Sacha Guitry de Stéphane Prince - court métrage - Œuvre écrite liste non exhaustive * 1910 La Correspondance de Paul Roulier-Davenel, Dorbon aîné. Réédition Éditions Bernard de Fallois, prévue janvier 2009 * 1930 Lucien Guitry raconté par son fils, Raoul Solar * 1931 La Maison de Loti, Paillart * 1935 Mémoires d’un tricheur, Gallimard NRF * 1947 Quatre ans d’occupation, Éditions de l’Élan * 1947 Toutes réflexions faites, Éditions de l’Élan * 1949 60 jours de prison fac-similé du manuscrit, illustré par des dessins de l’auteur, Éditions de l’Élan * 1979 Le petit carnet rouge et autres souvenirs inédits, Perrin Adaptations de son œuvre Liste non exhaustive * La Vie à deux 1958, de Clément Duhour, adapté de cinq pièces de Sacha Guitry ; Désiré, L’Illusionniste, Une paire de gifles, Le Blanc et le Noir et Françoise reliées entre elles par un scénario-prétexte. On ne sait quelle fut la part exacte de Guitry dans l’écriture des séquences de liaison probablement le fait de son secrétaire Stéphane Prince, lequel se cacherait derrière le mystérieux Jean Martin crédité par le générique comme coscénariste. Les affiches du film présentent La Vie à deux comme le dernier film de Sacha Guitry... lequel mourut près d’un an avant le début du tournage ; * Au voleur ! 1960, de Ralph Habib, d’après un scénario original inédit, remanié et adapté par Jean-Bernard Luc ; * Beaumarchais l’insolent 1995, d’Édouard Molinaro, adapté de la pièce inédite Beaumarchais et du scénario inédit lui aussi Franklin et Beaumarchais ; * Désiré 1996, de Bernard Murat, d’après la pièce et le film éponymes ; * Quadrille 1997, de Valérie Lemercier, d’après la pièce et le film éponymes ; * Le Comédien 1996, de Christian de Chalonge, d’après la pièce et toutes proportions gardées le film éponymes ; * Un crime au paradis 2000, de Jean Becker, remake du film La Poison, avec Josiane Balasko, Jacques Villeret et André Dussolier. L’action a été librement transposée du début des années 50 à l’aube des années 80. Autres participations Sacha Guitry apparait également en tant qu’acteur au générique de deux films muets, l’un de 1917 Un roman d’amour et d’aventures, dont il a également écrit le scénario et l’autre de 1922 épilogue filmé de sa pièce Une petite main qui se place, mais encore, si l’on s’en réfère à un article paru dans la presse télé au début des années 1980 et à la filmographie établie par Claude Gauteur et André Bernard dans la réédition 1984 de l’ouvrage Sacha Guitry, le Cinéma et Moi, dans La Huitième Femme de Barbe-Bleue Blue Beard’s Eighth Wife 1938, d’Ernst Lubitsch. Ces deux sources mentionnent également la présence de Geneviève de Séréville aux côtés de son futur mari durant ce caméo furtif. Néanmoins, dans la copie de la version américaine sous-titrée, le couple n’apparaît pas à l’image. Citations * Si ceux qui disent du mal de moi savaient exactement ce que je pense d’eux, ils en diraient bien davantage ! * Je n’ai qu’une seule ambition ne pas plaire à tout le monde. Plaire à tout le monde c’est plaire à n’importe qui. * On peut faire semblant d’être grave, on ne peut pas faire semblant d’avoir de l’esprit. * Ce qui ne me passionne pas m’ennuie. * Etre riche ce n’est pas avoir de l’argent - c’est en dépenser. * Il y a des gens sur qui on peut compter. Ce sont généralement des gens dont on n’a pas besoin. * On n’est pas infaillible parce qu’on est sincère. * A quoi bon apprendre ce qui est dans les livres, puisque ça y est ?. * -Me donneriez-vous vingt-cinq ans ? - Si j’avais vingt-cinq ans, je les garderais pour moi. * On parle beaucoup trop aux enfants du passé et pas assez de l’avenir - c’est-à-dire trop des autres et pas assez d’eux-mêmes. * Le jour où l’on vous traitera de parvenu, tenez pour certain le fait que vous serez arrivé. Notes et références 1. ↑ Pourquoi je suis né » [archive] 2. ↑ a b Sacha Guitry, cinéaste. Ed Yellow Now, 1993 3. ↑ Dominique Desanti évoque une réussite maintenue à travers l’horreur de l’occupation, comme si de préserver les succès et le luxe de Guitry était nécessaire à la survie de la France ». Sacha Guitry. Grasset, 1982 4. ↑ Plus que les goûts même de Guitry, c’est plutôt comme une vaste déclinaison de gloires que ce film apparaît, et l’assez naïf rempart de leur protection. » Philippe Arnaud, Sacha Guitry, cinéaste. Ed Yellow Now, 1993 5. ↑ Dominique Desanti. Sacha Guitry. Grasset, 1982 6. ↑ Alain Keit. Le cinéma de Sacha Guitry. Vérités, mensonges, simulacres. Éditions du Céfal, 2002 7. ↑ Cahiers du Cinéma, N°173, déc. 1965, Spécial Guitry-Pagnol 8. ↑ Sacha Guitry fut un vrai cinéaste, plus doué que Duvivier, Grémillon et Feyder, plus drôle et certainement moins solennel que René Clair. Guitry est le frère français de Lubitsch ». F. Truffaut, Les Films de ma vie. 1975 9. ↑ Journal du Dimanche, Jeudi 10 janvier 2008